L ’élimination du tartre est une des composantes importantes de tous les traitements parodontaux (Fairbrother et Heasman, 2000). Dans l’approche conventionnelle, elle est pratiquée à l’aide de « détartrages profonds » inclus dans le cadre de la préparation initiale. Le détartrage représente probablement l’acte le plus banalisé de la dentisterie, la nomenclature lui ayant conféré un des coefficients le plus bas qui soit en dentisterie. Les actes de parodontie qui consistent à Marathon Micro moteur éliminer le tartre peuvent être comparés à ceux que réalisent les chirurgiens lorsqu’ils éliminent un calcul d’une cavité naturelle (canaux salivaires, vessie, reins, uretères, vésicule, cholédoque). On peut donc assimiler l’élimination du tartre à une « lithotritie »1 ayant pour but de traiter les conséquences de « lithiases infectieuses » du parodonte en agissant avec les mêmes précautions que prennent les chirurgiens pour respecter les tissus qui environnent le calcul. La lithotritie parodontale est donc un acte délicat, long, nécessitant entraînement et expertise. Lorsqu’elle est réalisée dans les conditions optimales, la lithotritie parodontale est souvent suivie de gains d’attache « spectaculaires » avec le confort que cela entraîne pour le patient. Le surfaçage (ou curetage) est la première technique envisagée pour traiter les parodontites. Cette méthode, peu agressive, est généralement très efficace. Objectif du surfaçage Le surfaçage est complémentaire du détartrage. Procédé non chirurgical, il permet d’assainir la surface des racines dentaires et la gencive en profondeur. L’objectif est de désinfecter les tissus et de permettre la fermeture des poches parodontales, par une ré-adhésion de la gencive sur la surface de la dent. Toutefois, lorsque le surfaçage de toutes les dents ne suffit pas à stabiliser la parodontite, d’autres thérapeutiques, notamment chirurgicales (lambeaux d’assainissement), peuvent alors être envisagées. Voir aussi : Les lambeaux d'assainissement Comment réalise-t-on un surfaçage ? Les importantes quantités de bactéries et de tartre qui se sont accumulées sous la gencive sont retirées après anesthésie. Le nombre de séances proposé peut varier en fonction de la gravité de la parodontite et du nombre de dents atteintes. Pour parfaire la désinfection sous-gingivale, le surfaçage peut être suivi d’une irrigation des poches parodontales à Turbine dentaire l’aide d’antiseptiques. Le surfaçage est le plus souvent réalisé à l'aide d'un appareil à ultra sons.