Pour le conseiller national Mathias Reynard, «il est choquant que des gens renoncent à des soins dans un pays aussi riche que la Suisse». Ce jeudi, les socialistes valaisans ont déposé 4464 signatures à la Chancellerie. Elles suffiront à faire voter les Valaisans sur une initiative cantonale créant une assurance dentaire obligatoire pour tous. Quand vous avez besoin de comprendre en détail, vous pouvez vérifier plus de lampe à polymériser dentaire sur www.athenadental.fr

A l’origine du projet, le député Gaël Bourgeois argumente: «La santé buccodentaire impacte la santé générale.» Mais en passant à l’offensive, les deux hommes s’attendent à de fortes résistances de la droite et du patronat. Sans imaginer que les partis bourgeois puissent soutenir ce projet, le libéral-radical dénonce «une étatisation et une déresponsabilisation qui poussent à la surconsommation». Pour lui, «la gauche cherche à draguer les éternels partisans de la caisse unique».

 

Ces prochaines années, Vaud, Neuchâtel et Genève se prononceront sur des textes similaires, qui exigent une assurance dentaire pour couvrir les soins de base et garantir un contrôle annuel. Partout, le financement de cette assurance serait assuré par une retenue sur le salaire de 0,5% pour l’employeur et de 0,5% pour l’employé. Pour un revenu de 5000 francs, tous deux cotiseraient donc 25 francs par mois. 

 

 En 2006, elle butait sur le Conseil fédéral quand elle réclamait une assurance obligatoire pour les traitements de base. Cinq ans plus tard, elle tentait d’intégrer les soins dentaires dans la couverture de la loi sur l’assurance maladie et elle se heurtait à une commission craignant une augmentation des primes. Convaincue que le modèle actuel fonctionne, la Société suisse des médecins dentistes combat ces initiatives. Pour son porte-parole Marco Tackenberg, «une assurance obligatoire nuirait à la liberté thérapeutique».

 

Pour les mineurs, il entend financer 50% des soins et un examen tous les deux ans. Des bons de 200 francs encourageraient les parents à contracter une assurance complémentaire qui couvrirait notamment l’orthodontie. Les adultes bénéficieraient d’un remboursement si les frais excèdent 3% du revenu, avec un plafond annuel de 5000 francs.

 

Afin de financer une politique estimée à 38 millions de francs, le socialiste souhaite taxer les distributeurs de boissons sucrées jusqu’à 30 centimes par litre et prélever 3 à 4 francs sur le salaire des employés et des indépendants. Le Grand Conseil se prononcera bientôt sur cette alternative. 

 

 

FSDL et CNSD suspendent leur participation