Il y a de quoi s’y perdre. Mais ces objets n’ont pas toujours existé. Nos ancêtres ne perdaient pourtant pas toutes leurs dents. La solution était simple, explique l’Université autonome de Barcelone (Espagne) : un bâton en bois qui sert de cure-dents. Ces précieuses quenottes sont issues du site archéologique Sima del Elefante. Les vestiges qui en sont régulièrement exhumés ont des datations variées : les restes les plus récents remontent à 300 000 ans, les plus anciens à 1,2 million d’années.  Vous pouvez vérifier plus de Thermosoudeuse médicale sur www.athenadental.fr

C’est sur cette zone, au cœur de la sierra d’Atapuerca en Espagne, que la plus ancienne trace d’hygiène dentaire a été trouvée en 2007. Les propriétaires de ces dents sont deux hominidés. Si les dents sont anciennes, elles sont relativement peu entartrées : seule une présente des traces. Elles regorgent, en revanche, de microfossiles. Parmi eux, des morceaux de bois non comestible, situés sur le fond de la molaire. Une présence qui s’explique très probablement par un curage minutieux de la quenotte. Cela n’a rien de surprenant sur le papier : à l’heure actuelle, certaines populations ont toujours recours à divers bâtons pour assurer leur hygiène dentaire. Avez-vous le kit des fraises ?

 

Les bâtonnets de Garcinia kola sont assez prisés en Afrique subsaharienne. En Afrique du Nord, le siwak est toujours utilisé pour ses propriétés antiseptiques. Mais cette découverte fait reculer d’un bond l’hygiène bucco-dentaire. Jusqu’ici, la trace la plus ancienne provenait d’un homme de Néandertal décédé il y a 49 000 ans. Le tartre de nos ancêtres a quand même quelque chose de bon. Il nous a donné beaucoup d’informations sur la qualité de l’alimentation. Les hominidés qui ont précédé l’homme moderne mangeaient cru car le feu n’avait pas encore été découvert. Mais ils se fiaient aussi beaucoup à leur environnement. 

 

Les microfossiles retrouvés dans les dents proviennent de plantes, de tissus animaux… et même d’insectes ! Un fragment d’aile de papillon et une patte d’insecte ont été prélevés. Pas bien ragoûtant. Parmi les plantes, des spores fongiques sont également présentes, dont une assimilée au pathogène Alternaria. Il est associé à l’asthme et au rhume des foins.

 

 

Rush chez les dentistes en cette fin d'année